MON ETHIQUE (quelques principes moraux)
Je ne suis pas médecin et il
m’est strictement interdit de me positionner sur le terrain
médical. Je n’ai donc pas d’avis à donner
concernant tout diagnostic médical, prise de psychotropes
ou de toute autre médication. Le « champ médical
» n’est pas mon territoire.
Mes consultations de psychothérapie ne doivent
en aucun cas interférer avec l’exercice médical
ni se substituer à tout diagnostic et traitements médicaux.
Tout ressenti d’apparition de symptômes, d’aggravation
d’une maladie ou question relative à la modification
d’un traitement doit relever d’un diagnostic et d’un
avis médical.
Les deux terrains n’ont pas à être confondus
mais sont, à mon sens, très complémentaires.
Ainsi :
Il peut m’arriver, ponctuellement, d’être amené
à vous aider à verbaliser l’expression
de certaines somatisations, dans la mesure où la
médecine n’aurait trouvé aucune lésion
organique associée.
Il peut m’arriver aussi de vous accompagner lors de :
- la diminution ou l’arrêt de certaines
médications, décidée par vous-même
et votre médecin ;
- difficultés à accepter et gérer
certaines maladies et leur traitement, en vous aidant
à trouver des ressources ;
- stress et appréhensions liés
à la perspective de consultations spécifiques
(dentisterie, oncologie…).
Bien entendu, le soutien que je peux parfois apporter
en complémentarité de la médecine ne représente
qu’une partie de mon activité, principalement orientée
vers des demandes de soutien à la résolution
rapide et autonome de conflits intrapsychiques.
Par ailleurs, je ne peux aucunement être
garant quant à l’atteinte de vos objectifs,
ce serait une promesse de « résolution magique
de problèmes personnels » et ce serait profiter
de votre souffrance psychique pour vous rendre « dépendants
» de moi. Ce serait aller à l’encontre de
l’éthique vis-à-vis de vos droits fondamentaux
: le droit à la liberté de décision, au libre-arbitre.
La personne qui souffre est fragile, il est très aisé
de la manipuler par des « croyances », flatteries ou
« promesses » qui rassurent, infantilisent et rendent
dépendants. Je ne peux, de fait, répondre d’une
obligation de résultat, je suis assujetti à une
obligation de moyens : outils thérapeutiques et déontologie.
Tout autant, je ne peux m’approprier
vos progrès, réussites, guérisons ou autre
libérations qui ne relèvent que du fruit
de votre propre travail, de votre parcours et de nombreuses personnes
« ressources » que vous aurez pu solliciter au
cours de votre évolution.
Encore, je n’ai pas le droit de critiquer,
juger ou ne serait-ce qu’évaluer les autres professions
liées à l’accompagnement d’êtres
humains. J’adresse particulièrement ce message
aux personnes qui, sans mauvaise intention bien sûr, ont pu
me tenir le propos d’enfin évoluer rapidement depuis
qu’elles travaillent avec moi, en comparaison à des
années précédantes de psychanalyse ou de travail
avec un psychologue ou un psychiatre. Le fait est, pour moi, que
ce travail précédant leur a permis de se centrer,
de respecter leurs ressentis, d’acquérir une meilleure
autonomie, d’accueillir et évacuer – à
leur rythme – des traumatismes refoulés et tant d’autres
travaux pour eux-mêmes qui nécessitaient des outils
et compétences adaptés à ce dont elles avaient
besoin à ce moment là. Il serait mégalomaniaque
et pervers de ma part de placer les outils que j’ai choisis
au dessus des autres. Ils sont simplement différents et me
conviennent, au même titre qu’ils peuvent vous convenir
si vous le ressentez comme tel. La comparaison avec autrui,
en termes de résultats potentiels, n’a pas lieu d’être,
et encore moins les notions de concurrence. Le fait est qu’il
existe de nombreuses possibilités d’accompagnement,
à charges émotionnelles variables, et que le «
thérapeute » doit correspondre à la personne
accompagnée.
Ensuite, je ne suis pas omniscient, ni parfait, et
je fais parfois des erreurs. J’ai assez travaillé
sur moi-même pour être capable, la plupart du temps,
de sentir lorsque je suis dans l’erreur en
cours de consultation.
L’exercice de ma profession relève également
du principe de neutralité, si précieux,
à mon sens, dans l’échange thérapeutique.
Cette neutralité implique une absence de jugement, de prise
de pouvoir ou de manipulation de ma part.
Enfin, je suis tenu au secret professionnel,
sauf en cas de « force majeure ». Par
exemple, je suis tenu au « devoir d’alerte
» lorsque j’apprends d’adolescents qu’ils
se mettent dans des situations relevant du « danger
grave et imminent » pour leur santé physique
et/ou mentale. Je suis tenu « civilement » de respecter
cette obligation légale sous peine de « non assistance
à personne en danger ».
Je me positionne dans le champ des « psychothérapeutes
», comme un professionnel de la communication interpersonnelle
et du rapport à soi-même qui la sous-tend.
Je ne suis pas psychiatre, psychologue, ni psychanalyste, qui sont
des statuts bien spécifiques, et qui correspondent à
des cursus particuliers. Mes propres formations et cinq années
de supervision professionnelle me permettent de bien délimiter
mon champ d’intervention.
Remonter |

|